Peut on chiffrer le retour sur investissement (ROI) d’un Design Sprint? Découvrez en quoi cette méthodologie permet des économies substantielles et ajoute de la valeur à votre produit:

Nous vivons dans un époque excitante, la transformation digitale des entreprises est en marche et l’ordre établi s’en voit bousculé. Les nouveaux modèles de startups disruptives tels qu’Uber, Airbnb, Netflix ou Spotify réinventent des industries entières. C’est dans ce contexte tendu et hyper concurrentiel que les entreprises suisses doivent mettre leurs outils digitaux au goût du jour, avec de grands enjeux à la clé.

Parlons argent

Créer un nouveau site web, une application mobile, améliorer son intranet… Tous ces projets prennent du temps, demandent des compétences très spécifiques ainsi qu’un certain investissement.

Lorsque je demande autour de moi « combien coûte une application mobile? » la réponse est souvent: « 3000 CHF? 5000? …  pas 10’000 CHF quand même? »

S’il fallait ne donner qu’un chiffre, le ticket d’entrée serait plus proche des 150’000 francs.

Cet article du site Formotus a rassemblé diverses statistiques récentes du marché américain. Nous parlons ici d’applications « business » d’une certaine complexité. Les tarifs suisses sont légèrement supérieurs au marché américain, mais ces chiffres permettent de donner un ordre d’idée. Donnée importante aussi à prendre en compte: il ne s’agit ici que du coût initial de l’App (c’est à dire la v.1.0 sur le Store) il est bien clair que l’application devra évoluer avec le temps et que ces coûts d’infrastructure et de maintenance peuvent être importants.

Pour estimer grossièrement le coût de son App, il existe un calculateur qui fonctionne sur le principe d’une estimation par fonctionnalités. Bien que l’approche ne soit pas parfaite et ne tienne pas compte du nombre d’écrans ou de la qualité visuelle attendue, on peut se faire sa petite idée.

Le vrai coût d’une App

Une part importante des coûts n’est même pas visible pour l’utilisateur final, car elle émane de l’infrastucture, des serveurs, des web-services etc. Le coût de développement (coding) est lui aussi très important: en Suisse, une journée de travail d’un développeur coûte en moyenne entre 1000 et 1500 CHF. Cela demande bien souvent des connaissances très pointues et de nombreuses années d’expériences. Certaines agences tentent l’offshoring (par exemple en Inde ou en Afrique du Nord) où les tarifs sont bien moindres, mais très souvent la qualité s’en ressent, et cela nécessite de nombreuses heures de gestion de projet. Au final, le gain financier n’est pas garanti.

Dans le cadre d’un site web ou d’une application mobile, le travail se fait souvent en équipe qui regroupe de nombreux métiers: Project manager / Product Owner, Business analyst, Designer, Développeur, Ingénieur sytème, Testeur.  Chacun de ces spécialistes passera entre quelques jours et plusieurs semaines sur le projet. Si l’on se réfère aux statistiques du site Clutch, un projet d’App moyen se situe aux alentours de 125 jours/homme. Il s’écoule donc souvent entre 3 et 6 mois, de l’idée à la mise au lancement de l’app sur le Store.

Où perd-on du temps sur un projet?

Dans la plupart des projets digitaux, les différents corps de métiers tant du côté de l’agence que du client, travaillent en « silo » et ne se rencontrent que rarement. Cette absence de lien direct engendre parfois de l’incompréhension, de la frustration et de nombreux allers-retours.

Un autre aspect important, ce sont les retours d’utilisateurs. Il arrive souvent qu’une app soit lancée mais ne trouve pas son public. Des tests utilisateurs seront alors organisés et le problème finira par être détecté, avec la conséquence de devoir modifier l’expérience et le code en cours de route. Cela engendre des coûts et des retards  importants.

En tant que Designer, j’ai souvent réfléchi à mon rôle et à ma valeur ajoutée. J’en suis arrivé à la conclusion que mon apport est absolument décisif sur environ 20% du travail de conception. C’est sur cette période de temps très précise, que se concentre le Design Sprint.

La garantie d’économiser grâce au Design Sprint

L’un des aspects novateurs du Design Sprint est la notion de « timebox« .
Cette « contrainte » de 5 jours,  nous impose d’aller vite, de se focaliser sur le projet, de rechercher la simplicité et l’efficacité. C’est aussi l’assurance pour vous d’avoir le meilleur retour sur investissement: beaucoup d’idées et d’expérimentations dans un laps de temps très court.

Tout l’enjeu du Design Sprint est de délivrer le maximum de valeur en un temps réduit.

A l’inverse d’un cahier des charges par exemple, le but d’un Prototype n’est pas d’être parfait et exhaustif. Il s’agit au contraire d’un espace d’expérimentation, une bouffée de fraîcheur bienvenue qui stimule la créativité et la recherche de solutions innovantes. Lors du Sprint, on ne se focalise pas sur l’exactitude scientifique: on se concentrera au contraire sur l’émotion, la justesse, et la simplicité. « En tant qu’utilisateur est ce que j’aurais envie d’utiliser cette app? » Lorsque il s’agit d’aller vite, le bon sens fait des miracles et résout bon nombre de problèmes.

Le vrai gain financier d’un Design Sprint n’est pas uniquement dans le temps gagné sur le design visuel, c’est avant tout d’avoir permis de rendre l’expérience plus cohérente et d’améliorer les fonctionnalités. Tout ce qui aura été simplifié ne fera plus partie du projet et ne devra par conséquent plus être développé. C’est à ce niveau qu’est le ROI d’un Design Sprint

Repensez au tarif journalier d’un développeur (1000-1500 CHF). Epargnez lui quelques semaines de travail en simplifiant l’expérience et en supprimant une fonctionnalité peu utile et c’est autant d’économisé sur le budget de votre produit.